L'un des moments les plus tendus à la fin d'un contrat de location est la restitution de la caution. Malheureusement, il est trop courant que certains propriétaires cherchent des excuses de dernière minute pour ne pas rendre l'argent qui appartient légitimement au locataire.
Le conflit : « Je ne te rends rien »
Notre client avait loué un local pour son activité commerciale, versant en son temps une caution de 1 300 euros. Le moment venu, les deux parties ont décidé d'un commun accord de résilier le contrat le 1er novembre 2022. La remise des clés a été signée et la possession du bien a été rendue sans qu'à ce moment-là, le propriétaire n'émette aucune objection.
Cependant, les jours passèrent et la caution n'apparaissait pas. Lorsque notre client s'en est plaint, l'entreprise propriétaire a commencé à dresser une liste de problèmes qui n'avaient jamais été mentionnés auparavant au moment de la livraison :
- Ils alléguaient qu'un paiement mensuel de deux ans auparavant (du deuxième trimestre 2020) était dû.
- Ils disaient qu'une partie de la caution (650 euros) n'avait jamais été payée en espèces.
- Ils réclamaient près de 400 euros pour des dégradations présumées dans les locaux, comme des serrures et des lumières, ainsi que des heures de nettoyage.

Notre stratégie : démanteler les excuses
Depuis FA Abogados nous savions que la loi était de notre côté, mais il fallait le prouver devant le juge. Il ne suffisait pas d'avoir raison, il fallait démontrer le manque de cohérence du propriétaire.
Le mystère de la dette fantôme
Le propriétaire alléguait que notre client devait un loyer pour l'année 2020. Cependant, nous avons démontré au juge quelque chose de fondamental : au moment de la signature de la résiliation du contrat, le propriétaire n'avait fait aucune réclamation. De plus, ils n'étaient même pas capables de préciser le mois exact qui était censé être dû. Le juge nous a donné raison : aucune réclamation n'avait été faite pendant la durée du contrat.
2. Le paiement en nature est un paiement valable
La partie adverse a tenté de soutenir que la moitié de la caution ne devait pas être remboursée car il avait été convenu de la payer en « marchandises de l'entreprise » et non en argent. Notre équipe a plaidé un principe fondamental : nul ne peut se contredire. Si le propriétaire a accepté de recevoir le paiement en marchandises en temps voulu, ce paiement est effectué. On ne peut pas être payé deux fois pour la même chose.
3. Les «dégâts» et l'incendie du voisin
Peut-être le point le plus critique fut la tentative du propriétaire de facturer des réparations, y compris un changement de serrure effectué deux mois après le départ de notre client.
Notre défense a été percutante et a bénéficié d'un témoignage clé : l'actuel locataire des lieux. Grâce à notre intervention, il a été prouvé que les dommages subis par le local n'étaient pas de la faute de notre client, mais la conséquence d'un incendie survenu des mois auparavant dans un local voisin. La tentative de rendre notre client responsable de dommages qui ne lui incombaient pas a été totalement démantelée.
Le résultat : une victoire totale pour le client
Le Tribunal de Première Instance et d'Instruction n° 08 de Navalcarnero a rendu l'arrêt N° 3/2024 accueillant intégralement notre demande. Le résultat n'aurait pu être meilleur pour notre client :
- Condamner la société propriétaire à rembourser les 1 300 euros en totalité.
- Paiement des intérêts légaux générés à partir du 1er novembre 2022.
- Condamnation en coûteLe propriétaire a dû payer les frais de justice.
Ce cas démontre qu'face à un abus, la résignation n'est pas une option. De nombreux locataires renoncent à leur caution face aux menaces ou aux excuses des propriétaires, mais avec les conseils appropriés, ces arguments s'effondrent au tribunal.
En FA Abogados nous analysons votre contrat et élaborons la stratégie gagnante pour que vous récupériez ce qui vous appartient, comme nous l'avons fait avec ce client.